Frise chronologique
1119
Construction initiale
Construction initiale
1119 (≈ 1119)
Édifice médiéval sous vocable saint Antoine.
1491
Transfert des reliques
Transfert des reliques
1491 (≈ 1491)
Accueil des reliques de saint Antoine.
1622
Reconstruction débutée
Reconstruction débutée
1622 (≈ 1622)
Projet lancé par l’archevêque Grignan.
1662
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
1662 (≈ 1662)
Début effectif des travaux.
1686
Tableau de Louis Parrocel
Tableau de Louis Parrocel
1686 (≈ 1686)
Saint Julien l’Hospitalier peint.
7 août 1941
Classement monument historique
Classement monument historique
7 août 1941 (≈ 1941)
Protection officielle de l’État.
août 1944
Bombardements alliés
Bombardements alliés
août 1944 (≈ 1944)
Destruction partielle de l’édifice.
1958
Nouveau chemin de croix
Nouveau chemin de croix
1958 (≈ 1958)
Œuvre contemporaine de Guy Renne.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Julien : classement par arrêté du 7 août 1941
Personnages clés
| François Adhémar de Monteil de Grignan - Archevêque d’Arles |
Commanditaire de la reconstruction (1662). |
| Louis Parrocel - Peintre |
Auteur du tableau saint Julien (1686). |
| Guy Renne - Artiste contemporain |
Créateur du chemin de croix (1958). |
| Victor Petit - Historien local |
Auteur d’une liste des curés (1798-1932). |
Origine et histoire
L’église Saint-Julien d’Arles, initialement construite en 1119 sous le vocable de saint Antoine, appartenait aux moines de Montmajour. À partir de 1491, elle abritait les reliques de saint Antoine, transférées depuis l’abbaye. Ce premier édifice médiéval reflétait l’influence monastique dans la région, alors marquée par le commerce fluvial et l’agriculture, activités centrales pour les bourgeois et nobles arlésiens.
Reconstruite au XVIIe siècle sous l’impulsion de l’archevêque François Adhémar de Monteil de Grignan, l’église fut érigée entre 1662 et 1676 dans un style mêlant classicisme et gothique tardif, caractéristique de la Contre-Réforme. Les travaux, ralentis par des difficultés financières, s’inscrivaient dans un contexte d’embellissement urbain où les élites locales construisaient hôtels particuliers et églises somptueuses.
Pillée pendant la Révolution puis gravement endommagée par les bombardements alliés d’août 1944, l’église fut restaurée après-guerre. Désaffectée du culte, elle est aujourd’hui utilisée pour des spectacles, concerts et expositions. Classée monument historique en 1941, elle conserve un retable baroque du XVIIe siècle et un chemin de croix contemporain de Guy Renne (1958), témoignages de son histoire mouvementée.
Le mobilier d’origine, majoritairement baroque, fut détruit en 1944, à l’exception du retable du chœur en bois doré, offert par la confrérie du Saint-Sacrement. Ce retable abrite un tableau de Louis Parrocel (1686) représentant saint Julien l’Hospitalier. L’édifice, propriété de la ville d’Arles, illustre les transformations architecturales et culturelles de la région, des temps médiévaux à l’époque moderne.
Les curés de Saint-Julien, listés par Victor Petit entre 1798 et 1932, reflètent les bouleversements religieux post-révolutionnaires. Parmi eux, les Ollivier (oncle et neveu) marquèrent le XIXe siècle, période où l’église retrouva partiellement son rôle spirituel avant sa désacralisation définitive. Aujourd’hui, son usage culturel perpétue son ancrage dans la vie arlésienne.